Au Sénégal, la construction d’une autoroute au départ de Dakar vers l’intérieur du pays, favorise le développement de la côte au Sud de la capitale, désormais à quelques minutes de voiture du centre-ville. Dans cette région, que l’on appelle communément « la petite côte », tout a changé en seulement quelques années : constructions résidentielles de plus en plus nombreuses, nouveaux commerces et services, nouveaux habitants, etc. En seulement 10 ans, la région a vu sa population s’accroître de 40 %, avec de plus en plus de personnes qui travaillent à Dakar.
Si cette dynamique a des effets positifs pour le développement de la petite côte, avec notamment une hausse significative des recettes fiscales, donc des moyens d’action accrus pour les collectivités, celui-ci a également des conséquences moins heureuses.
En particulier, la hause du foncier fait que les terres cultivables se réduisent et que des modes de vie ancestraux s’en trouvent profondément modifiés.
Devenir la banlieue de Dakar n’est pas si simple et l’État s’efforce de fournir un cadre réglementaire pour trouver un équilibre satisfaisant en tenant compte des intérêts de tous les citoyens. Ici aussi, on cherche à concilier développement économique, croissance urbaine, qualité de vie et respect de l’environnement.