L’âge moyen des véhicules en Afrique subsaharienne se situe entre 15 et 20 ans, reflétant une forte dépendance aux importations de voitures d’occasion. La qualité de l’air des villes est pourtant fortement liée à une circulation automobile qui ne cesse de se densifier, les études montrent que le parc automobile africain doublera d’ici 2050.

Mais un autre facteur important est l’âge de ces véhicules. Les plus anciens ont des moteurs moins efficaces, utilisent souvent des carburants plus sales, et suivent des normes environnementales plus anciennes, voire aucune. Donc en général, plus un véhicule est vieux, plus il pollue.

Il est donc important que les États imposent des réglementations qui accompagnent un renouvellement progressif des véhicules roulants, pour ne pas se retrouver avec une flotte de voitures obsolète et très polluante. Aujourd’hui, le Maroc autorise uniquement l’importation de véhicules de moins de 5 ans répondant à la norme européenne d’émission Euro 6.

D’autres pays africains comme le Rwanda, la Côte d’Ivoire ou le Sénégal régulent également l’importation et la circulation des véhicules, tout en encourageant l’utilisation de véhicules électriques. Réduire le nombre de véhicules anciens est une étape clé pour respirer un air plus sain en ville.