A Dakar, un service de bus électriques en voie réservée (Bus Rapid Transit – BRT) a été lancé il y a une année, pendant laquelle 70 bus ont transporté en silence et sans pollution 12 millions de personnes. 21 stations ponctuent un réseau conçu pour connecter quartiers résidentiels éloignés et centre-ville, facilitant ainsi la vie quotidienne de millions de Dakarois.
Succès et progrès indéniables pour une ville où la population augmente de 3%/an, le parc automobile de 10% et où la voiture pèse pour 70% dans la pollution atmosphérique ! Ce BRT n’est qu’une première étape d’un vaste plan de réorganisation du réseau de bus publics, avec la mise en circulation de 32 nouvelles lignes desservies par 1000 bus à gaz et électriques et l’aménagement de 80 km de voirie.
Ce modèle a inspiré Abidjan qui a également lancé un programme de bus connectés à un métro. Des bus électriques circulant sur 20 km de couloirs réservés transporteront bientôt (2027 pour le BRT et 2028 pour le métro) des centaines de milliers d’Abidjanais. Ces infrastructures changeront concrètement leurs pratiques de mobilité, en réduisant à la fois le temps passé dans les transports, la pollution et les embouteillages.
Dans ces deux cas, les enjeux sont les mêmes, faire face à la croissance de nos villes tout en facilitant et améliorant le mode de vie de leurs habitants. Efficacité économique, pollution, santé publique, qualité de vie et égalité sociale sont en effet interconnectées et dépassent la seule problématique de la mobilité urbaine.
C’est bien l’avenir de nos villes et des citoyens africains que nous préparons ainsi.