Tous les habitants des grandes villes africaines le savent, leurs déplacements sont un challenge quotidien. Nous en avons déjà parlé ici, chaque ville cherche ses propres solutions et il n’y a pas de recette magique. La solution serait plutôt dans la diversification et la complémentarité de dispositifs multiples. L’un de ces dispositifs est la plateforme de VTC.

A Abidjan, la première société s’implante en 2018 et compte aujourd’hui 25 000 taxis qui assurent plus de 100 000 déplacements quotidiens, sur un total estimé à 13 millions. Bien sûr, la part peut sembler modeste, mais d’une part, cette plateforme n’est aujourd’hui plus la seule, et d’autre part, la croissance de son activité est très importante, 20% par an !

Le système a de multiples avantages : sécurité des passagers grâce à la traçabilité des courses, rajeunissement du parc automobile, donc diminution de la pollution, promotion de l’entreprenariat individuel, amélioration de la qualité du service grâce à la concurrence, etc.

Conscient des enjeux de la mobilité urbaine, l’État encourage les investissements dans ce secteur, ce qui favorise également la diversification des activités de ces plateformes : paiements de services, livraison, déménagements ou market places. Mais c’est une autre histoire…