Les grandes villes africaines connaissent les mêmes problématiques que toutes les métropoles dans le monde, mais leur caractéristique principale est que leur croissance est souvent beaucoup plus rapide. L’un de ces challenges est le déplacement de leurs habitants et, même si l’on construit des infrastructures routières, le rythme de développement est tel que ce n’est jamais suffisant.

La solution est donc dans le développement des transports en commun, et Abidjan sera peut-être l’exemple à suivre dans les années à venir. La capitale économique de la Côte d’Ivoire compte aujourd’hui 6,5 millions d’habitants (environ 22 % de la population du pays) qui effectuent quotidiennement 9 millions de déplacements avec des infrastructures saturées, malgré de nombreuses et récentes nouvelles infrastructures.

Dès 2013, on a réfléchi à un plan global, le Schéma directeur d’urbanisme du Grand Abidjan (Sduga), devenu le cadre référence pour une architecture de transports efficace. Outre la mise en service de trois nouveaux ponts depuis 2014, un train urbain (communément appelé métro) sera opérationnel en 2027 sur un axe nord-sud, un BRT (Bus Rapid Transit), c’est-à-dire des bus circulant sur des voies réservées), sera livré en 2030 sur un axe ouest-est et une réorganisation complète des transports par minibus aujourd’hui dans l’informel est prévue. Enfin, une rationalisation et un développement du transport lagunaire est également en préparation. On le voit, Abidjan mise sur la diversification et la complémentarité des modes de transport, et c’est sans doute la voie à suivre.

Rappelons que les villes africaines accueilleront 60% de la population du continent d’ici à 2050. C’est donc bien là où se joue l’avenir de l’Afrique.