On l’évoque régulièrement dans ces posts, les villes africaines ne manquent pas de challenges pour que leurs habitants aient une vie, sinon paisible, au moins normale. Les problématiques sont tellement nombreuses et complexes, souvent sans beaucoup de moyens pour les résoudre, que beaucoup de cités font au plus pressé, sans véritable prise en charge globale. Ce n’est pas le cas à Abidjan. En effet, pas moins de 6 échangeurs y sont actuellement en construction, 5 ponts enjambent aujourd’hui la lagune, dont deux sont très récents et l’un (Yopougon- Adjamé) fait plus d’1 kilomètre. Depuis 2011, 1000 milliards de FCFA ont été investis dans les infrastructures routières ! Du côté du logement, un programme d’urgence a été lancé par la présidence pour la construction de logements sociaux et économiques à Yopougon et les promoteurs privés sont soutenus par la puissance publique. L’État a conçu un programme pour lutter contre les risques d’éboulement et d’inondation, fréquents dans une cité lagunaire : assainissement, drainage, dragage, remblaiement, stations de pompage, tous les métiers du génie civil sont à contribution. Nous en avons parlé ici, un vaste plan d’adressage est en cours et facilitera transports, déplacements et économie digitale. Les exemples ne manquent pas et lorsqu’on vit à Abidjan – c’est le cas de l’auteur de ces lignes -, on sent une vraie mutation urbaine. Celle-ci, portée par une volonté politique, fera de cette ville une grande métropole moderne et durable.